Le « bon » ACCOMPAGNEMENT pour déployer ton projet, c’est quoi ?

 dans Coopérer, Prendre soin de ses besoins, S'accompagner soi-même

Dans la vie de ton projet tu t’es certainement déjà demandé si tu n’avancerais pas plus vite, de manière plus efficace, ou plus agréable en te faisant accompagner. Et j’imagine que c’est surtout à certains moments que cette idée t’es venue. Des moments particuliers dans l’évolution de ton projet…
J’écris un article sur la manière de « bien » se faire accompagner alors que je propose moi-même des accompagnements ! En fait, ce que je voudrais te partager ici, c’est pourquoi MOI je me fais accompagner et comment je m’y prends.

Personnellement, si je fais de l’accompagnement aujourd’hui, c’est parce que j’ai rencontré les bonnes personnes, au bon moment pour m’aider à franchir l’étape dans laquelle je bloquais. Et que j’ai eu l’envie de partager les pépites rencontrées en chemin pour permettre à d’autres de franchir les mêmes étapes.

Je pense notamment à celle que j’ai passé l’an dernier. Je sentais qu’il y avait quelque chose qui clochait avec La petite fourmilière. Une perte d’énergie, l’envie de faire autre chose.

Je vais garder cet exemple, encore chaud pour moi au moment où j’écris. Si cet accompagnement a eu un impact si important dans ma vie, c’est pour 3 raisons.

1- C’était vraiment IMPORTANT pour moi à CE MOMENT LA. VITAL même.

D’une échelle de 0 à 10 en terme d’importance pour moi. J’étais à 10. A 12, même !
Je sentais une grosse perte d’énergie au quotidien, l’envie d’explorer d’autres sujets que l’intelligence collective, comme la relation au temps et à l’argent. Je me sentais vraiment en insécurité aussi. Financière, mais aussi plus largement en insécurité par rapport à mon projet, je ne savais plus quelles décisions prendre. Bref, j’étais perdue.

Je me rappelle avoir voulu lancer un nouveau projet et reçu un accueil glacial de l’une de mes partenaires. La fatigue, le doute… j’ai craqué ! J’ai commencé à regardé des offres d’emploi. Et lorsque j’ai vu les postes offerts, ça m’a littéralement paniquée à l’idée de perdre ma belle liberté. Ma liberté de bosser avec qui je veux, sur les sujets qui m’intéressent, avec l’organisation de mon temps qui n’est si chère. Et là…. mon dragon intérieur s’est réveillé. Je me suis dit qu’il était hors de question que je baisse les bras !

Que mon temps, ma vie m’appartiennent et que j’allais faire ce qu’il faudrait pour réussir à développer une activité qui :

  • m’épanouisse VRAIMENT, à 100%
  • rend ce monde plus juste, plus beau, plus vivant.
  • viable économiquement (j’en étais là lorsque mon dragon s’est réveillé)

C’est à ce moment là que j’ai compris qu’il était temps de me faire accompagner. Vraiment. Maintenant. Pas dans 6 mois. Que je n’allais pas prendre le risque de redevenir salariée juste parce que je n’aurais pas été au bout de mes tentatives.

2- J’ai cherché « LA BONNE PERSONNE » pour m’accompagner

Crédit photo : Céline Violet

Une fois mon dragon intérieur réveillé (Grrrrrrrrrrrrrr !), là, très clairement, j’ai vu que j’avais un choix énorme en terme d’accompagnateurs/trices.

Ce qui a été décisif pour moi ? Ca va peut-être te paraître étrange mais c’est vraiment le partage de valeurs, la confiance en l’expérience de cette personne pour passer cette étape précise. Et le feeling aussi. Vital pour que je puisse me lâcher vraiment, plonger à fond les ballons dans l’accompagnement et en tirer tous les fruits. C’est un élan, quoi.

J’étais aussi très attachée à la méthode : à articuler développement personnel/professionnel ET outils concrets. Pour moi c’est vraiment très important.

Parce que les outils, les méthodes, c’est bien beau, mais sans travail profond sur la posture, pour moi, on reste en surface et ce n’est pas ce que j’attends d’un accompagnement.

Et basta. Vraiment ! Évidemment, il y avait toujours un petit truc que j’aurais aimé autrement. Un peu plus de si, un peu moins de ça… (bon, ça c’est quand ma peur de l’inconnu prend les rênes et préférerait que je ne fasse pas trop de changements dans ma vie ^^).

En fait, lorsque j’ai validé mon accompagnement, j’ai compris que je serai guidée, en profondeur, que ça allait brasser, que ça me demanderait un vrai investissement, mais en fait je n’avais même pas regardé le format que ça prendrait. C’était vraiment secondaire pour moi. pourquoi ? Parce que j’avais capté, au fond de moi, dans les méandres brumeux de mes doutes et de mes peurs, que je pouvais être en confiance et que, quelque soit sa forme, cet accompagnement me permettrait d’aller vers davantage de clarté et de sérénité.

3- M’investir A FOND

L’argent

Comme cet accompagnement était un sacré investissement financier j’avais encore plus envie que ça fonctionne. (ahaha ! sans blague !) D’ailleurs, parlons-en des sous ! Lorsque j’étais salariée, je ne trouvais pas normal de mettre la main à la poche pour « monter en compétences » comme on dit. Je me rappelle quand même d’avoir envisagé de financer l’entrée de la rencontre annuelle de Capcom (j’étais déjà accro aux communautés de soutien et de partage d’expérience !) et une formation aux serious games.

Mais bizarrement, à partir du moment où j’ai lancé mon activité, mon troisième bébé… là, j’ai bien compris qu’il n’y aurait plus de boss auprès de qui demander les investissements qui me paraissent important. La boss, c’est moi !
Alors, ça a commencé par des formations (avec les déplacements qui allaient avec…), par l’entrée dans une coopérative d’entrepreneurs, par un espace de coworking (gros coup de poker, je n’avais même pas mon premier client que je m’engageais déjà à dépenser de l’argent que je n’avais pas gagné. Et grâce au réseau, j’ai trouvé mon premier vrai client, avec qui je travaille encore régulièrement !).
Jusqu’au moment où j’ai senti que j’avais vraiment besoin d’être accompagnée. Que les réseaux de soutien et de partage d’expérience ne suffisaient pas à franchir l’étape du moment.

Honnêtement, j’ai hésité quelques mois, entre le moment où j’ai senti que j’avais besoin de prendre de la hauteur pour clarifier mon nouveau cap et le moment de la panique face aux offres d’emplois. 9 mois ! Oui, tout de même !

Est-ce que je t’ai déjà dit à quel point je me remercie chaque jour d’avoir pris cette décision ? 🙂

Le temps

Au tout début je n’avais pas spécialement fait de la place pour mon accompagnement. Pas vraiment réservé de temps pour faire mes exercices (ouh ! ça paraît très scolaire comme ça non ?).
Bon, ce n’est pas comme si je pensais que maintenant que j’avais payé, hop, c’était fait. Une petite séance toutes les 3 semaines et bim, des résultats incroyables, comme par magie ! Non, pas à ce point là.
Mais je n’avais clairement pas évalué mon investissement en temps. Rien de grave, j’ai fait de la place dans mon agenda pour pouvoir me consacrer à cette étape importante de mon projet et de ma vie, en lâchant progressivement  certains engagements qui me prenaient de l’espace (temps, mental…) et qui me dispersaient

Faire de la place, pour moi, ça a été aussi d’accepter que ça fasse bouger ce que j’avais mis en place. Que ça déconstruise certaines choses. Mon site internet, ma manière d’entrer en contact et de définir les besoins de mes futurs clients par exemple. Et finalement jusqu’à ce que je propose comme accompagnement et même mes supports !

Un accompagnement « réussi », c’est 50% de l’accompagnateur… et 50% de moi.
Et pour ce qui m’appartient, voilà en version résumée ce qui va faire la différence :

1- C’est le bon moment pour moi, le sujet est chaud comme la braise, je veux VRAIMENT franchir cette étape MAINTENANT !
2- Je trouve une personne pour m’accompagner :

  • qui mêle développement personnel/professionnel et des outils et méthodes concrets, qui s’intègrent dans ma vie
  • pour qui j’ai un élan : en qui j’ai confiance, avec qui je partage des valeurs et avec qui le feeling passe bien

3- je m’investis A FOND dans mon accompagnement et je lui fais de la place pour que ce qui doit bouger bouge

C’est ce que j’ai observé chez moi, mais aussi chez mes client.e.s.
C’est aussi ce qui fait que je n’accompagne que les personnes pour qui c’est le bon moment, qui sont prêtes à se donner à fond pour l’accompagnement, et à lui donner de la place. Et bien sûr que j’ai vraiment envie d’accompagner, notamment parce que nous partageons les mêmes valeurs. Ca marche dans les 2 sens ! 😉

Si tu as tout lu et que tu arrives ici, j’ai envie de te dire que se sentir perdu, ça arrive. Et même plus, c’est normal ! Pas besoin de se faire accompagner au moindre petit flou. Mais quand ça dure, que ça a un impact important dans notre vie, là, je crois que ça vaut le coup !

Et toi, tu t’es déjà fait accompagné.e ? Sur quoi ? Raconte moi !
 

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