J’en ai marre d’être tout le temps débordé.e – Comment dire de vrais OUI 2/4

 dans Coopérer, Prendre soin de ses besoins

Bienvenue dans cette 2ème vidéo de la série : Je suis tout le temps débordé.e, comment puis-je sortir de ça ?

J’avais vraiment envie de te faire cette série de vidéo car j’ai moi-même connu pas mal de phases de suractivité et d’épuisement. Si tu suis le blog de La petite fourmilière tu sais à quel point c’est facile pour moi de me lancer dans trente mille projets en même temps. Des beaux projets qui visent à améliorer le monde. Et en temps j’ai envie que tout soit parfait.

Et donc à un moment donné, pour moi, c’était trop. Je suis donc partie en exploration à la recherche de nouvelles manières de faire, de vivre. Et j’ai découvert des belles pépites qui m’ont vraiment aidé. C’est important pour moi de les partager car je me dis que si cela a été aidant pour moi, ça le sera surement pour d’autres.

Le thème aujourd’hui c’est le OUI. Est-ce que quand je dis oui, c’est un vrai OUI ou est-ce qu’il y a autre chose dernière ? Et s’il y autre chose, qu’est-ce que c’est ?

Pour sortir de cet épuisement et nous permettre d’avoir une relation plus saine avec les autres.

Si tu as regardé la précédente vidéo, tu sais que le focus était sur la fameuse petite phrase “Je vais le faire moi-même, ça va aller plus vite !”. Si tu n’as pas vu cette vidéo, je t’invite fortement à la regarder car c’est un bon complément à cette nouvelle vidéo 😉

Est-ce que nos OUI sont de vrais OUI ?

Lorsque quelqu’un me demande quelque chose, de l’aide par exemple, je ressens :

  • soit un vrai élan, un vrai OUI qui vient du cœur
  • soit, à d’autres moment, un tiraillement.

Pendant longtemps, je me suis pas mal culpabilisée de ça. C’était difficile pour moi de dire NON, de potentiellement décevoir la personne en face de moi.

Grace à la Communication Non-Violente, j’ai découvert une autre manière de fonctionner que je vais te présenter maintenant.

1ere étape – Prendre le temps d’écouter ce que je ressens

Quand je sens ce tiraillement (chez moi ça peut être dans le ventre, la poitrine ou une tension dans les trapèzes), j’observe ce que je ressens, ce qui se passe à l’intérieur de moi et c’est comme s’il y avait une part de moi qui partait dans une direction et une dans l’autre et le tiraillement viens de là. Un peu comme si elles étaient en concurrence quelque part.

Par exemple, quelqu’un me propose d’intervenir le week-end sur un super évènement avec plein de porteurs de projets de transition et la possibilité d’intervenir pour faire passer mon message, je vais avoir 2 élans :

  • d’un côté l’envie d’y aller, car cela vient nourrir différent besoins (contribuer à un monde plus beau, explorer : apprendre, etc.)
  • de l’autre côté : le repos, prendre soin (de moi, de mes enfants, de mon compagnon, de notre famille, de notre alimentation en prenant le temps de cuisiner ensemble tranquillement le week-end pour la semaine…)

2ème étape – Observer pour mettre de la clarté sur ce qui est le plus important pour moi

Je vais mettre cela dans la balance et je vais observer, mettre de la clarté.

Et à ce moment-là je vais me demander « qu’est ce qui est le plus important pour moi à ce moment là ? »

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Les clefs des projets coopératifs

3e étape – Apporter une réponse saine pour moi et pour l’autre

Après ce temps. Je peux aller vers la personne et lui donner une réponse calme et claire en fonction de ce que j’ai ressenti. Et c’est plus facile et agréable pour moi d’aller voir cette personne et de lui dire, par exemple « merci beaucoup pour cette proposition que j’apprécie vraiment, ça m’aurait vraiment fait plaisir de venir. Et en même temps, je vois que j’ai besoin de me reposer ce week-end et de prendre du temps pour moi, et aussi pour ma famille. »

Et après je peux proposer autre chose : une autre rencontre en week-end et pourquoi pas avec ma famille ou un autre partenariat en semaine.

Cela me permet d’arriver avec des bases saines, à la fois de me respecter moi et de respecter l’autre en ne mentant pas, en évitant d’être en colère ou irrité de façon inutile.

Cela permet d’être dans une relation de coopération, à la fois avec soi-même et avec les autres.
Une coopération que je trouve saine.

Après, c’est un chemin, je ne dis pas que c’est facile ou que ça se fait en un claquement de doigt mais c’est vraiment un beau chemin je trouve. Moi ça m’apporte beaucoup de fonctionner comme ça maintenant.

Une place importante dans mes projets collectifs

Et c’est devenu tellement important pour moi, que pour les projets qui sont vraiment des projets de cœur, engageants pour moi, c’est décisif pour moi pour coopérer avec telle ou telle personne. Je ne dis pas que je ne coopérère qu’avec des personnes qui ne disent que de vrais vrais OUI. 😉 Mais c’est plus facile pour moi de travailler avec des personnes qui sont sur ce chemin d’apprentissage là, qui peut être le chemin d’une vie.

Dans tous les cas c’est facile pour moi de coopérer avec ces personnes. Je vois que j’ai une base de communicationqui est saine.  Et cela me plait qu’on puisse se dire les choses ! Même si ce n’est pas toujours confortable d’entendre quelqu’un qui dit « non, je suis désolée mais cela n’est pas possible pour moi en ce moment. »

Mais je trouve que c’est bien plus inconfortable de recevoir un oui qui est en fait un non et de s’en rendre compte après coup.

Voilà !
Comme pour la précédente vidéo, je suis toujours devant un écran… ^^
et j’aimerai beaucoup savoir ce que tu en penses, comment tu reçois ce que je te partage !

Et est-ce que toi aussi tu sens que tes OUI ne sont pas des vrais oui et comment tu te sens face à ça ?

 

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