Conflits – Comment en sortir grandi ? Partie 4 sur 4

 dans Coopérer

Est-ce que ça t’arrive de te dire que quelque chose ne te convient pas… et de ne pas le dire à la personne concernée. Pour ne pas l’embêter. Ou parce que tu n’es pas sur.e que ta réaction soit légitime. Ou parce que tu ne veux pas perdre de temps avec ça. Ou parce que ce qui compte le plus pour toi, c’est que tout se passe bien, que l’ambiance soit bonne, que tout le monde s’amuse… Ca te parle ?

Moi je peux te dire que ça me parle en tout cas. Combien de fois de suis-je tue alors que je vivais une situation qui ne me convenait pas. Pour ne pas faire de vague.

Quatrième et dernier article consacré aux conflits, explorons ensemble nos réactions lorsque quelque chose ne me convient pas, mais que, pour une raison ou une autre, je ne me permets pas de le dire.

Que se passe-t-il lorsque je me tais alors qu’une situation ne me convient pas ?

Le problème ? Il y en a 2 en fait…. Je vais garder mon exemple et te parler de ce qu’il se passait pour moi lorsque je ne voulais pas faire de vagues. 2 conséquences possibles.

  • Soit je gardais tout ça bien enfoui au fond de moi. Résultat une estime de moi hyper basse et, petit à petit des tensions, un peu partout, prenant de plus en plus de place (dos qui se bloque, mâchoires tendues, ventre noué. J’en ai déjà parlé à de nombreuses reprises sur ce blog). Bref, je me faisais du mal en ne me respectant pas.
  • Soit ça finissait par sortir, mais d’une manière que je jugeais disproportionnée et/ ou au mauvais moment, voire parfois sur la mauvaise personne. Et oui, phénomène de la goutte d’eau dans une coupe pleine !  C’était souvent mal compris, absolument pas constructif.

En m’intéressant à la Communication Non-Violente puis aux méthodes de gouvernance comme la sociocratie et l’holacratie, j’ai découvert une nouvelle manière d’aborder ces situations.

Il s’agit d’observer ce qui se passe en soit (émotions, tensions corporelles) SANS JUGEMENT. Juste observer. Et en parler, sans attendre la prochaine goutte d’eau ou la suivante. Y aller tant que c’est encore un petit noeud, facile à dénouer. Aborder la situation très simplement, en parlant de soi et uniquement de soi.

Et comment ça marche au quotidien ?

Dans certaines équipes, certains collectifs, certaines familles, l’habitude de se dire ce qui est mal vécu n’est clairement pas une habitude.
Dans ce cas, la culture est davantage à cultiver le “tout va très bien” qu’à accueillir les points d’amélioration.

Les méthodes agiles, la sociocratie, l’holacratie partent du principe que tout est améliorable. Des espaces sont donc prévus pour ça. C’est donc plus facile de s’exprimer et d’être entendu. La réunion opérationnelle par exemple remplit cette fonction. La météo et la restitution en début et fin de réunion peuvent aussi permettre de dire comment je me sens VRAIMENT.

Mais ces espaces n’existent pas toujours. A la maison, en famille, avec les amis, les partenaires les bénéficiaires, les collègues… s’habituer à dire les petites choses qui ne vont pas, avant qu’elles ne prennent de l’ampleur est vraiment important. En pratiquant ça devient de plus en plus fluide et libérateur. Et en se libérant de toutes ces tensions, on autorise les autres à en faire autant !

Est-ce que tu vois une situation qui ne te convient pas et pour laquelle tu n’arrives pas à en parler simplement à la personne concernée ?
Si oui, décris cette situation en commentaire, que je t’aide à en sortir.

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