Mon rituel pour amorcer cette nouvelle année avec confiance et clarté

Nouvelle année, nouveau cycle ! Dans cet article et cette vidéo, je t’explique pourquoi et comment je prends le temps de refermer l’année qui se termine et d’ouvrir cette nouvelle boucle qui s’annonce.
Un rituel qui me permet de commencer cette nouvelle année avec plus de confiance. (En moi, en la vie, en les personnes qui cheminent avec moi, en les projets auxquels je crois et auxquels je consacre mon énergie et mon temps de vie)
Avec plus de sérénité, de clarté (pour faire de choix qui sont justes pour moi) et… plus d’énergie aussi ! (ce qui est pas mal après les fêtes, et en cette période d’hibernation je trouve ^^).

Résumé de la vidéo

Pourquoi je vais préparer cette nouvelle année ?

Je n’aurai pas forcément eu l’idée (ou l’envie, ou la motivation ^^) de prendre ce temps pour moi toute seule, mais ça m’a été proposé au cours d’un accompagnement, il y a quelques années.

Je l’ai fait, j’ai vu que ça m’avait vraiment aidée à :

  • sortir la tête de l’eau et prendre de la hauteur sur ma situation
  • visualiser où je progresse, ce qui me fait un bien fou et me redonne pleinnnnnnnnnnnn d’énergie !
  • identifier où je galère à avancer, et notamment ce qui bloque. Pour réouvrir un chemin, il faut déjà voir où ça bloque et ce qui bloque, non ?
  • clarifier ce qui est précieux pour moi, et donc ce sur quoi je veux concentrer mon énergie (plutôt que se disperser si tu vois ce que je veux dire ^^)

En fait, ça m’aide tout simplement à aller plus facilement vers la vie que j’ai envie de vivre. Voilou !

Et comme j’aime bien fonctionner sous forme de cycles, que ça a du sens pour moi de m’inspirer de la nature, et que je vois que ça me fait du bien de sortir le nez du guidon régulièrement, j’aime m’offrir ce genre de rituels, que je propose aussi aux personnes que j’accompagne.

C’est pas plus compliqué que ça !

Comment je procède ?

Première étape – Je fais le bilan de l’année qui s’est écoulée

Je m’accorde un temps juste pour moi (1/2 journée ou une journée en général) et, sur une grande feuille de papier, je note tout ce qui a fait mon année :

  • les célébrations : ce dont je suis fière, ce que j’ai aimé, accompli, notamment ce qui était un défi pour moi
  • les pépites : mes découvertes, apprentissages, approfondissements
  • ce que j’ai essayé de mettre en place même si je n’y suis pas encore parvenue
  • ce qui a bloqué à certains moments, qui n’était pas fluide, pas facile
  • et ce qui était simple, facile, fluide
  • tous les projets auxquels j’ai contribué, toutes les responsabilités que j’ai eu… surtout si je me sens fatiguée, avec un poids sur les épaules.

Je personnalise cette étape en fonction de ce que j’ai plus particulièrement envie de creuser. Tu peux t’inspirer de ce que je partageais dans cet article : Une formule magique pour réussir à ralentir et à prendre soin de soi et du monde ?

PRECISION IMPORTANTE
Comme pour l’agenda, je ne sépare pas mes différentes sphères de vie car je suis et reste une seule et même personne. Boulot, famille, couple, perso, bénévolat… tout à sa place ici.
On est dans une vision globale !

Deuxième étape – Je clarifie mes priorités pour cette année avec un dream board ou tableau de visualisation

Maintenant que je me connais, et que je sais à quel point ma dispersion peut m’amener vers l’épuisement, je canalise mon énergie. C’est à dire que je concentre mon attention pour continuer à explorer ce qui me passionne en ce moment mais sans me disperser.

Et pour ça, le dream board ou tableau de visualisation m’aide beaucoup. Voilà mes 3 étapes pour en faire un :

1- Quel est mon focus pour cette année ?

Et quand je dis « quel est mon focus pour cette année », je parle d’un mot (ou 2, aller !). Le plus important pour moi.

Par exemple, l’année 2016 était pour moi celle de la RÉSILIENCE. Car je me sentais en limite, sans réserve et donc bien fragile concernant mon énergie, ma relation au temps, à l’argent…

2017 était pour moi celle de la LÉGÈRETÉ (et c’est fou comme le fait d’avoir pris conscience m’a aidée à lui faire de la place dans ma vie, dans absolument toutes les sphères, c’était incroyable !)

Et 2018, c’était PASSION et ÉQUILIBRE !

Bref, quel est mon focus pour cette année ?

Et ce focus donne le titre de ton dream board. Voilà, c’est tout simple.

2- Concrètement, qu’est-ce que j’ai envie de vivre cette année ?

Ce focus, comment il s’incarne dans les différentes sphères de ma vie. Et est-ce qu’il y a des choses en particulier que je veux vivre ?

En 2018, par exemple, j’avais très envie de :

  • offrir plus de place à ma créativité (musique, danse, poterie…)
  • prendre encore plus soin de mon corps (sommeil, alimentation, pratique de la méditation et notamment du yoga, massages…)
  • accorder un temps de qualité à ma famille, pour voyager avec légèreté avec les enfants et prendre soin de notre couple
  • diffuser haut et fort mon message, et l’assumer en écrivant régulièrement sur mon blog qui est né en janvier 2018, en proposant de nouveaux formats d’accompagnement et de formation, en incarnant davantage mon fonctionnement de multipotentielle et en acceptant de passer de la posture de Madame Parfaite (grand sujet !) à celle d’inspiratrice.
3- Mise en mots et en images

Ensuite je choisis des visuels qui illustrent ce que je veux vivre. Des photos de moi en pleine méditation, des photos de Seb et moi lors de notre incroyable mariage, mais aussi des photos trouvées en ligne (le parc Güell, à Barcelone, que j’adore pour illustrer les voyages en famille, un Buddha bowl végétarien pour illustrer le fait de prendre soin de mon alimentation…)

Perso, je fais mon dream board en ligne. Je sais que certain.e.s utilisent des magazines et le font en format papier mais moi je préfère partir de ce que je veux vivre et choisir les illustrations qui me vont que partir des photos dispo dans un magazine.

J’utilise le site canva pour la mise en page. La version gratuite est plus que suffisante, c’est d’ailleurs celle que Maud et moi utilisons pour la comm de La petite fourmilière.

J’ai donc quelques mots clés (peu mais bien choisi) et de belles photos qui vont parler à mon inconscient et lui faire comprendre que c’est cette direction que nous allons prendre. 😉
Je l’imprime en A2 ou A3, en couleur et je l’affiche à un endroit où je le verrai souvent (bureau, chambre…).

Et ensuite, je laisse la vie faire son job !

Et voilà !

Qu’en penses-tu ? Est-ce que ça te donne envie de t’offrir ce rituel ?
Est-ce que tu sens que c’est facile pour toi de te l’organiser ?
Je suis curieuse de te lire en commentaire !

Et si tu as besoin de soutien, voilà mon cadeau de fin d’année !

 

4 pistes à explorer pour arrêter d’être débordé en permanence – 1/4 (série vidéos)

Si tu te sens débordé.e en permanence (ou très régulièrement, ça marche aussi !), voilà la première vidéo-article d’une série consacrée aux pistes qui peuvent t’aider à gagner en sérénité.

C’est une thématique qui m’est chère parce que moi-même j’étais débordée en permanence il y a quelques années et que j’ai trouvé des pistes pour en sortir et c’est possible ! C’est donc important pour moi de pouvoir le partager.

Je te propose d’explorer avec moi cette question “je me sens débordé.e en permanence, comment en sortir ?”. Je vais te partager 4 manières de l’éclairer à partir de ce qui m’a particulièrement aidée.

Commençons donc notre exploration avec une petite phrase, en apparence anodine (en apparence !) que je me suis beaucoup beaucoup dite :

“Je vais le faire moi-même, ça va aller plus vite !”

Dans mon cas, cette petite phrase trouvait sa place dans pas mal de situations de ma vie. En voici quelques exemples concrets :

Dans un projet coopératif

Il y a quelques années, je participais à un groupement d’achats, que je coordonnais. Ce qui était important pour moi, c’était à la fois :

  • que ce projet avance, concrètement

ET

  • que ce projet soit coopératif, que chacun puisse y participer.

Les 2 étaient présents, comme dans une balance. (je reviendrai tout à l’heure sur cette notion de balance)

Et, à un moment donné, je me suis retrouvée à focaliser davantage sur “je veux que le projet avance” que sur “je veux qu’il soit coopératif” (je le vois aujourd’hui, je ne le voyais pas, à l’époque, j’avais trop le nez dans le guidon)

Je me suis finalement retrouvée à faire tout un tas de choses que j’aurai eu envie de partager. Mais “pour que ça aille plus vite”, je les faisais moi-même.

Dans mon activité, La petite fourmilière

débordé

Je me suis retrouvée à faire des tâches techniques, peu enthousiasmantes pour moi. Comme par exemple faire la mise en page des articles hebdomadaires sur le blog et leur diffusion via la newsletter et les réseaux sociaux. (on me pose souvent la question : oui, c’est bien moi qui rédige les articles, par contre !)

A la maison

Idem, à la maison, avec la répartition des tâches ménagères avec mon compagnon. Ou même avec les enfants, qui grandissent, s’autonomisent et peuvent avoir de petites phases de régressions. L’exemple qui me vient est celui où mon fils, qui a 3 ans ½ au moment où j’écris, me demande régulièrement de lui mettre ses chaussures au moment de partir. Alors qu’il sait le faire. Et parfois, j’ai la tentation de le faire “pour que ça aille plus vite”

Donc voilà quelques exemples concrets dans ma vie.

Bon et maintenant qu’est-ce qu’on fait de ça ? 😉

Les 3 pistes que je te propose d’explorer

débordé

Petite précision : bien sûr qu’il m’arrive encore de me sentir débordée, je ne suis pas parfaite ! Mais c’est beaucoup moins fréquent, plus éphémère. Je ne reste pas durablement dans cet état, comme auparavant.
Ce n’est pas une situation dans laquelle je suis (et tu es) condamner à rester !

Voilà 3 clefs qui m’ont bien aidée et que je te partage avec grand plaisir. 😉

1- Met de la clarté sur ce qui est important pour toi pour faire des choix en conscience assumés

Plutôt que des choix inconscients… et non assumés. 😉

Pour ça, clarifie ce qui est dans ta balance.

Si je reprends l’exemple de mon fils qui ne veut pas mettre ses chaussures et qui me demande de le faire, j’ai :

  • d’un côté son autonomie, et le fait que je considère que c’est mon rôle de l’accompagner vers cette autonomie, de lui donner confiance.
  • et de l’autre, l’efficacité, pour être à l’heure à l’école. 😉

Si je reprends l’exemple de La petite fourmilière que j’ai pris plus haut, j’ai dans ma balance :

  • ma liberté, utiliser mon temps pour autre chose que la mise en page et la diffusion des articles
  • l’envie que ce soit bien fait.

Et si je reprends celui du groupement d’achats… il va y avoir :

  • j’ai envie que ce soit coopératif, que les gens participent, soient acteurs du projet plutôt que de simples consommateurs.
  • j’ai envie que ça fonctionne : que les distributions se passent bien et de prouver aussi que les projets dits “alternatifs” peuvent être efficaces !

2- Est-ce que tu as une vision à court terme ou à long terme ?

Sans jugement, hein ! 😉 Est-ce que tu vas être amené.e à refaire la même action (plus ou moins exactement) ou est-ce qu’il s’agit de quelque chose de très ponctuel ?

Dans le premier cas, et si cette action te pèse, tu as tout à gagner à prendre le temps de transmettre cette action.

Dans le second cas, effectivement, pas besoin de sortir l’artillerie lourde pour une petite action ponctuelle.

Voilà ce que je me demande, moi. 😉

3- Sincèrement, c’est quoi ton énergie quand tu te dis “je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”.

Là aussi, je t’invite à ne pas te juger, juste observer, factuellement comment tu te sens. Juste mettre de la clarté dessus : “est-ce que ça me fait vibrer ou pas ?”

Bon… en général, quand quelque chose me fait vibrer, je ne me dit pas
“Je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”. 😉

On reviendra sur ce dernier point plus en détail dans une prochaine vidéo.

Je te laisse maintenant découvrir cette fameuse vidéo :

Pour conclure, ce que je veux te partager, c’est que j’ai observer que lorsque j’arrête ou réduit l’usage du “je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”, ça permet aux autres de prendre leur place !

Ça marche très bien dans un projet coopératif (bénévole ou pro, peu importe). Ça marche aussi à la maison, en famille, notamment autour des tâches ménagères et avec les enfants.

En tout cas, moi ça a vraiment changé ma vie de prendre un temps de prise de hauteur à chaque fois que j’ai cette petite phrase “je vais le faire moi-même ça va aller plus vite” qui me vient.

Dis-nous, en commentaire, comment ça résonne pour toi :

Est-ce que ça te parle, cette petite phrase ?
Qu’est-ce que tu penses des 3 pistes que je viens de te présenter ?

Je n’ai pas de concurrence. Je t’explique pourquoi.

Je remarque une vraie dualité autour de la notion de concurrence dans notre milieu, celui des actrices et acteurs du Nouveau monde. A la fois l’envie d’essaimer de nouveaux modèles, des bonnes pratiques, de coopérer, de se soutenir, de s’inspirer, mais aussi de se protéger de ses concurrents, dans des contextes financiers ou humains parfois difficiles.

Alors comment faire, si tu veux construire un monde meilleur, que tu as de belles valeurs de coopération et de partage en toi et aussi la peur que ton projet échoue ?

Mon histoire avec la concurrence

J’ai 3 scènes qui me reviennent :

1. Lorsque j’étais dans la com : étudiante, puis salariée…

J’ai fait des études de comm publique et associative. L’un des trucs qu’on nous a appris, pour faire notre stratégie de com, c’est le benchmarking. Ou étude de la concurrence. Bref, tu regardes ce que font les autres dans le même champs que toi, tu t’en inspires et tu fais ta popotte avec ça. Donc… voilà, l’une des première choses que je faisais pour créer une nouvelle stratégie de comm, c’était de regarder ce que faisaient les autres.

2. Entrepreneure…

Lorsque j’ai créé La petite fourmilière, j’ai fait pareil au début. Pour la comm. Et honnêtement, j’ai vécu un moment de grand flip à voir toutes ces personnes, toutes ces organisations, installées depuis bien plus longtemps que moi, qui proposaient des accompagnements et formations sur les dynamiques coopératives bien plus abouties que les miennes. Je me sentais toute petite. Nulle. Je me sentais en concurrence avec des personnes dont j’admirais le travail et/ou avec qui j’avais envie de collaborer.

Je me suis retrouvée à plusieurs reprise dans des situations où une personne me recommandais ainsi que d’autres formateurs (hop, tout le monde en copie du même mail), dont certains étaient mes amis. Résultat, soit le client travaillait avec le premier qui avait dégainé, soit nous étions ouvertement mis en concurrence, avec pour critère principal notamment… nos tarifs.

Super confortable n’est-ce pas ?

3. Accompagnatrice ou membre de projets collectifs…

Les projets collectifs auxquels j’ai participé ou que j’ai accompagnés sont aussi de la partie. Le nombre de fois où nous nous sommes sentis en concurrence avec d’autres structures qui faisaient « presque la même chose » ! Et en même temps, nous avions en nous cette envie d’essaimer, de partager ce qui avait fonctionné pour nous pour permettre à ceux qui arrivaient tout juste d’aller plus vite, droit au but. Pour le dire cash, que les autres apprennent de nos erreurs, grandissent plus vite et en même temps… qu’ils ne marchent pas trop sur nos plates-bandes. Pas glorieux, ni très agréable à écrire pour moi. Et en même temps, c’est ce que moi j’ai ressenti. Et pour en avoir déjà discuté, je n’étais pas la seule.

 

pour déployer ton projet ​collectif
​télécharge gratuitement le guide

Les clefs des projets coopératifs

 

Bon, on pourrait se flageller pour ça, ou juste reconnaître que nous avons des besoins qui demandent à être nourris en même temps. Qui entrent parfois en « concurrence », eux aussi.;)
Un besoin de coopération, mais aussi un besoin de sécurité peut-être dans mon dernier exemple.

Et du coup, comment sort-on de ça ?

1. Premièrement : reconnaître ses besoins, sans jugement

Ca peut paraître bête tellement c’est évident. Mais bon, dans le doute, je le note.;) Donc reconnaître ces besoins. Voir qu’ils sont là, déjà. Et leur offrir de la place.

2. Se recentrer sur la raison d’être du projet

Très très trèèèèèèès important : être au clair sur l’ADN du projet, sa singularité, ce qui fait qu’il est unique. N’hésite pas à me laisser un message en commentaire si tu as besoin d’aide pour clarifier ce point essentiel. Pas du marketing à 2 balles, mais le vrai du vrai de ce qui t’anime / vous anime si vous êtes un collectif. Bien sûr il peut y avoir des peurs qui montent à ce moment-là. Peut-être des« olala mais si on dit ça personne ne viendra travailler avec nous, ça ne fait pas assez pro. » C’est normal, ce sont des croyances limitantes qui sortent. Si c’est le cas. Idem, met-moi un message en commentaire.

3. Communiquer de façon authentique sur le projet

Ça veut dire sortir des jeux de rôles, remettre l’humain au centre du projet. Pas forcément raconter toute sa vie et passer son temps à diffuser les photos de ses enfants, mais incarner le projet, ses valeurs. Leur donner corps. (Idem, si tu as besoin d’aide pour y voir plus clair, dis-le moi en commentaire.)

A partir du moment où tu te recentres sur la raison d’être du projet et que tu communique de manière authentique dessus, ton projet n’a tout simplement PLUS de CONCURRENTS.

Ensuite vient l’acceptation que ton projet ne convient pas à tout le monde. Que certains bénéficiaires auront vraiment intérêt à aller voir l’un de tes « concurrents » (ou partenaire, quand on identifie qu’on est complémentaire, on peut s’aider!)

La dernière image que j’ai envie de te partager, c’est celle d’un écosystème. Dans cet écosystème, tout le monde a sa place. Les petits, les gros, les grands… ceux arrivés avant, après… et toi aussi tu as quelque chose de beau à apporter au monde, sans avoir besoin d’être le meilleur spécialiste all over the world.

Ca te parle ?
Partage ton ressenti en commentaire !

Pourquoi (et comment) arrêter de TOUT ANTICIPER

Tu as 30 milliards d’idées en tête en permanence ? Une tendance à prévoir / anticiper / te projeter dans les prochaines étapes de ton projet ?

L’envie que tout soit nickel, au mieux, que tout le monde autour de toi soit bien (ouiiiiiiiiiii, tu me vois venir, tu le SAIS que la perfection n’existe pas, mais c’est plus fort que toi, à croire qu’elle est inscrite au cœur de tes cellules !)

Mais comme tu ne peux pas être partout, soit tu lances des pistes dans toutes les directions, avec l’impression de ne pas « aller au bout » et de te disperser.

Soit tu ne lances pas ces nouveaux projets ou sous-projets… et tu ressens de la frustration parce que tu perçois le décalage entre tout ce que tu pourrais faire de merveilleux pour le monde et ce que tu fais vraiment. Parfois tu as l’impression de dégager une énergie folle (ça tu ne t’en rend compte qu’après, quand tu as tout donné) pour un résultat qui ne te semble pas reconnu à sa juste valeur.

Bref, dans cet article, j’aimerais te partager ma réflexion à ce sujet.
Dis-moi en commentaire si ça te parle ! Ça m’intéresse d’avoir ton retour !

En chemin vers plus de sérénité et d’impact

Lidy

Ce que j’ai écrit plus haut, c’est ma manière de fonctionner depuis des années. Depuis toujours en fait. Tu le sais déjà si tu lis mes articles régulièrement et notamment si tu as lu le tout premier de ce blog. Mais cette alternance entre suractivité épuisante et immobilisme culpabilisant (vive les montagnes russes) m’a vraiment vidée.

Idem pour tout ce que j’ai pu faire pour les autres,
alors que clairement, on ne m’avait RIEN demandé.

C’est cette impression d’être vidée, de ne pas savoir ce qui était juste pour moi de faire, ou de ne pas faire, qui m’a mise en chemin vers d’autres manière de porter mes projets.

Bref, je te partage les découvertes que j’ai faites sur ce chemin. J’espère qu’elles te permettront d’aller plus directement vers ce qui est juste pour toi, sans trop de perdre en route.

Arrêter de TOUT ANTICIPER, ça veut dire quoi ?

Prenons 3 exemples, 3 cas concrets pour y voir plus clair. C’est du vécu. 😉

1. Lorsque j’étais salariée – « mode perfectionnisme et auto-bourreau activé » vers plus de surmenage

anticiper 2

C’était au tout début de ma vie pro. (enfin la « vraie vie pro, 35h tout ça tout ça » parce que j’ai eu des jobs étudiants très tôt et jusqu’à la fin de mes études, mais les enjeux n’étaient pas les mêmes – quoi que… -)

Le contexte

J’étais responsable de la communication dans un syndicat de collecte et de recyclage des ordures ménagères (ma mission: la réduction des déchets à la source !). J’étais en mode superwoman, c’est à peine si je prenais le temps de grignoter le midi. Et je m’étais mis une deadline en tête pour la refonte de notre site Internet.

Clairement le Président me faisait confiance, il n’avait aucun impératif, donc aucune pression. Et comme je n’avais pas de pression extérieure, je me suis mise une bonne pression moi-même. Bin oui ! Et bien plus rude que celle que n’importe qui aurait pu me mettre je pense ! ^^

Résultat

Un gros gros gros surmenage. Pile pendant que j’étais enceinte de ma fille, Lou-Anne. Parfait. Je ne lâchais rien sur rien. Je faisais tout pour tenir des délais et un niveau de qualité que je m’était imposés moi-même, qui ne reflétaient en rien les besoins du syndicat.  (oui, j’en parle aussi dans cet article.

Des pistes pour faire autrement

  • Bon, déjà être au clair sur le besoin de reconnaissance qui s’exprime là, et demander des retours sur ce qui aide les autres. (ça fait toujours du bien. C’est pourquoi aujourd’hui je demande leur feed-back aux personnes que j’ai aidées, que ce soit en formation, accompagnement individuel, collectif ou même grâce aux ressources que j’offre gratuitement. ^^)
  • J’avais aussi sans doute pas mal de choses à (me) prouver. Je ne vais pas creuser ici, ce serait trop long mais on en reparlera !C’est toujours pas mal de se demander dans ce genre de situation ce que j’essaie de prouver aux autres / à moi-même.
  • C’est aussi important de rester AGILE et de questionner les objectifs qu’on se donne. Une deadline, ça peut être bien pour se mettre en mouvement, pour coopérer avec d’autres. C’est au service du projet et des personnes qui y contribuent. Ca doit faciliter la vie, sinon ça n’a aucun intérêt !
    Une deadline pour une deadline, comme tout objectif rigide, c’est nul.

2. Dans certaines missions de coordination de collectif – « je sais mieux que vous ce qui est juste pour vous »

travail anticipation

Oui, c’est un peu cash, dit comme ça. Mais allons-y franchement, même si ce n’est pas forcément agréable.

Rien de grave si tu te reconnais dans ce cas de figure. Au contraire même : si tu mets de la clarté dessus, tu vas voir que ça va déjà améliorer la situation.

Ici, je te parle d’un cas dont je suis régulièrement témoin dans les réseaux dans lesquels je navigue, voire de collectifs que j’accompagne.

Le contexte

On a une communauté de bénéficiaires (je vais prendre l’exemple du coworking, c’est sans doute le plus parlant) et une personne en charge de l’animation de communauté. Cette personne fait partie de la communauté ou pas (parfois c’est quelqu’un qui n’en fait pas partie et qui donc, ne partage pas les besoins des personnes à qui il/elle s’adresse, un salarié, par exemple. Ce n’est pas forcément « mauvais », mais il faut avoir conscience de ce que ça implique )
Cet.te animateur/trice de communauté :

  • ne veut pas trop déranger ses bénéficiaires
  • ou se sent trop pressé.e par le temps
  • ou à l’impression que c’est important de proposer beaucoup d’animation.

Bref, il/elle met en place des ateliers, des temps collectifs, des services… mais finalement personne ne vient.

Résultat

Grosse incompréhension, frustration de la part de l’animateur/trice de communauté. « Mais franchement, je fais ça pour eux, mais ils ne viennent pas ! C’est incompréhensible ! ». Découragement. Ressentiment, relations qui se tendent petit à petit si ce n’est pas exprimé.

Les pistes pour faire autrement

C’est peut-être un problème de :

  • format (trop long, trop court, trop collectif…)
  • horaire ou plus largement
  • moment (« ah, non, le soir, je suis en famille » ou « non, mais en juin, j’ai tellement de sollicitations ! »)
  • thématique (« franchement, apprendre à rempoter des plantes… mais composter mes déchets, oui !)
  • communication (« je reçois tellement de mails que je ne les lis pas tous »)

Pour le savoir : demande aux personnes concernées. Et avance à partir des besoins de celles qui sont prêtes à avancer

3. Dans mon activité d’entrepreneure – Viser trop haut et réfléchir à « la meilleure option » seule dans mon coin

Lidy

Hop, un exemple tiré de La petite fourmilière. 😉

Le contexte

En septembre 2017, j’avais très envie de créer un parcours de formation/accompagnement autour de la posture coopérative. Je me disais que c’était un gros truc, ambitieux, mais qui répondrait bien aux besoins des personnes que j’avais autour de moi.
Bon… le blog n’était pas lancé, le site était tout frais. La comm se faisait surtout par le bouche à oreilles. Clairement il n’y avait PAS de communauté de La petite fourmilière.
Et j’avais en tête d’accompagner 12 stagiaires pour que ce soit économiquement intéressant pour les participant.e.s. Bref, tout était nickel sur le papier. Tout bien ficelé dans ma tête.

Sauf qu’un parcours de 6 mois, c’est engageant, dans tous les sens du terme (surtout que je voulais vraiment des personnes engagées, héhé !). Et bien sûr j’ai galéré à avoir quelques inscriptions qui n’étaient pas fermes du tout.

Résultat

Finalement, j’ai tout annulé, j’ai senti que je « forçais les choses ». Que ça n’était pas fluide et que ça n’allait pas être agréable à vivre. L’énergie n’était pas la bonne. J’étais bien frustrée et j’ai mis longtemps à « digérer cet échec » et à réenvisager d’animer des ateliers pour des groupes qui n’étaient pas déjà formés. J’aurai pu m’arrêter là.

C’est un peu la même chose lorsque tu organises un évènement type rencontre, vernissage, conf de presse, inauguration… :

  • si la salle est trop petite, qu’il y a du monde devant, sur le trottoir parce que la salle est pleine, ton ressenti et celui des participants sera sûrement « wow, il y a du monde, c’est que le sujet intéresse ! Il nous faut plus grand la prochaine fois » (= cool !)
  • alors que si tu as le même nombre de personnes mais dans une salle plus grande, le groupe sera dilué et le sentiment général pour tout le monde risque d’être « bon… nous n’étions pas très nombreux, ça n’intéresse pas grand monde ».

A voir ce que tu préfères, en fonction de ton objectif… ^^ Mais tu vois ce que je veux dire, non ?
A noter aussi que dans le premier cas tu prends un bon boost pour la suite de ton projet, alors que dans le second tu risque d’avoir une baisse de moral, une énergie plus faible

Les pistes pour faire autrement

Eh bien, on est en plein dedans au moment où j’écris cet article ! (octobre 2018, un peu plus d’un an après l’épisode que je viens de raconter)

J’anime régulièrement, depuis un petit moment, des ateliers découverte gratuits d’1h30 au Buro des possibles, à Bordeaux. De plus en plus de personnes lisent la newsletter hebdomadaire et les articles du blog. Et là, bim, le signal : les ateliers découvertes se remplissent en quelques heures. Pas le temps de communiquer qu’ils sont déjà pleins. Je reçois de nombreux messages de personnes qui n’ont pas réussi à avoir de place et qui me demandent si je peux leur en réserver une pour les prochains.

Là, je ne vais pas te mentir, ma première pensée a été de me dire « yes, ça y est, je lance le parcours !« . Puis de réaliser que non, ce n’était pas l’étape qui était juste, que c’était encore trop gros (merci mon dos qui s’est bien tendu et m’a rappelé comment avancer de manière plus agile ^^).

J’ai questionné les personnes qui m’ont contactée : sur leurs besoins, leurs envies (au vert, à Bordeaux…), leurs disponibilités… Puis je leur ai fait des propositions : 2 formats bien plus approfondis et plus engageant  que les ateliers découverte : un format de 1 jour et un format de 2 jours. En fonction des retours je ferai l’un des deux, ou peut-être même les deux. Et si, à l’issue de ces ateliers, les participants veulent aller plus loin, je m’appuierai sur ce qui émergera pour leur proposer une suite.

Un pas après l’autre

Si ces ateliers collectifs t’intéressent, dis-le moi en commentaire !

En résumé, aujourd’hui, voilà mon parti pris

anticiper

Pour me détendre et arrêter de chercher à tout anticiper :

1. Je suis à l’écoute des signes

  • Ceux qui me laissent entendre que c’est trop gros, pas assez mûr (fatigue, agacement, dos qui se bloque, pas d’inscriptions…).
  • Et ceux qui me laissent entendre que c’est le bon moment (les demandes, une énorme patate, l’impression très nette que ça avance tout seul, comme si je surfais une énorme vague)

2. Je co-créé avec les personnes concernées

  • Je leur demande de quoi elles ont besoin
  • et je leur demande leur avis sur les formats que j’ai en tête (en laissant vraiment la place aux ajustements)

3. J’accepte que la forme change

Je garde le focus sur l’intention, le besoin, l’objectif. Mais pas sur la stratégie pour y parvenir, la forme, le format.

J’accepte de me laisser surprendre. Je lâche prise à cet endroit

4. Et le petit dernier, qui a résisté le plus longtemps et qui revient faire un coucou parfois : j’accepte que tout ne soit pas parfait

Je viens par exemple de créer le groupe Facebook de La petite fourmilière. Rejoins-nous d’ailleurs en cliquant ici ! J’y pense depuis un petit moment. Je sentais que ce n’était pas mûr. Trop tôt. A la fin d’un atelier collectif, les participantes m’ont demandé comment rester en lien. Il y avait une belle dynamique collective. de celles que j’ai envie de soutenir depuis un moment. Bim, le signal !

J’ai créé le groupe en quelques minutes, l’ai lancé. OK, il n’y a pas encore de visuel, de description, de stratégie d’animation ^^. Mais il fait le job qu’on attend de lui là, maintenant : il relie. Et la suite viendra en temps et en heure. Et je vis avec ce groupe créé « à l’arrache » et c’est OK pour moi. (Ouh ! La Lidy d’il y a 4 ans n’aurait vraiment pas pu faire ça ! Champagne !)

Et toi, est-ce que tu crois que dans ton projet (et peut-être aussi ailleurs ^^) tu anticipes un peu trop :
– les besoins des autres ?
– les étapes de ton projet ?

Ça te parle ce que je partage, là ?
Si Oui, ça prend quelle forme ?

Mon parcours d’entrepreneure du changement – Les 6 étapes déterminantes 2/2

Suite de l’article de la semaine dernière, dans lequel je te partage les étapes qui ont été importantes dans mon parcours d’actrice de la transition. (bon, évidemment, ce n’est pas fini ! ^^).

Dans cet article, je vais te parler de :

  • mes formations
  • de mes espaces d’expérimentation, avant de me lancer professionnellement
  • de réseaux de soutien
  • de statut et de revenus au lancement
  • de colère
  • d’évolution
  • et de relation à l’argent

Prêt.e ?

4ème étape – explorations… et expérimentations

FORMATIONS

Nouvelle scène. Charlie à 3 mois. Ces derniers mois j’ai touché les limites de ma pratique de la gestion de projets.

Le passage d’une structure pyramidale à un modèle plus horizontal me pose souci. Je ne veux pas être directive, mais je veux aussi que je projet fonctionne. Je n’arrive pas à faire en sorte que chacun participe.

Et j’ai très envie de découvrir d’autres manières de faire, à la fois plus respectueuses des membres du projet et plus efficaces. A ce moment je sens aussi que je ne vais pas pouvoir tenir mon rôle longtemps comme ça, c’est trop lourd pour moi.

Comme j’allaitais encore Charlie et que je voulais profiter pleinement de ce stage, j’ai proposé à Seb de le faire avec moi. Une magnifique expérience ! Ainsi, je découvre l’Université du Nous. Une révélation !

Dès le stage terminé, je commence à utiliser les nouvelles manières de faire au sein du groupement d’achat,de projets de Bordeaux en transition et d’associations et coopératives bordelaises. Je facilite des réunions, anime des ateliers d’intelligence collective et petit à petit, j’affine ma posture de facilitatrice et d’animatrice.

Je reste en lien avec l’Université du Nous (UdN) et je suis cooptée pour participer au parcours Leader souteneur coopératif, qui m’apprend énormément, en terme d’outils mais aussi et surtout sur ma posture. Il me permet également de confirmer que j’ai très envie d’orienter mon activité vers les dynamiques coopératives. Depuis, je me forme plusieurs fois par an auprès des formateurs et organismes qui excellent dans leur domaine pour continuer à améliorer ma pratique.

5ème étape – les bons réseaux pour devenir pro

Janvier 2016. C’est décidé, je crée La petite fourmilière. Officiellement !

STATUT

Le statut d’auto-entrepreneur ne m’intéresse pas du tout, je choisis de rejoindre Oxalis, une coopérative d’entrepreneurs (CAE) pour me lancer.
C’est important pour moi, à ce moment :

  • de rejoindre un réseau d’entrepreneurs
  • d’être conseillée par des personnes qui savent de quoi elles parlent
  • de mutualiser certaines choses (la compta, les démarches pour être organisme de formation…).

En fait, c’est bien plus que ça, mais à ce moment là, je ne le savais pas.;)

Je choisis Oxalis pour 2 raisons :

  • je sens un vrai partage de valeurs, notamment avec Grégoire, qui allait être mon référent (avant de devenir un partenaire ^^), et ça, c’est très important pour moi
  • parce qu’ Oxalis est une coopérative nationale et que j’avais déjà envie d’avoir un réseau à cette échelle

REVENUS

Parlons argent. Avec un mari entrepreneur lui-même en lancement, 2 enfants et 0€ de côté, j’avais vraiment besoin de me sentir en sécurité. Voilà ce que je me suis dit :

« J’ai des droits au chômage et grâce au contrat CAPE, je sais que je peux toucher ces droits chaque mois ET facturer mes clients. »

J’avais prévu d’utiliser l’argent gagné pour financer mes prochaines formations (le rêve de me former à ce que je veux, quand je veux !).

Bref, mais au moment de me lancer, je n’ai pas encore de clients. Là aussi, je sens que je vais avoir besoin de soutien.

COWORKING

Je décide (je me rappelle très bien du moment !), de rejoindre la communauté de La Ruche, un espace de coworking dédié aux acteurs du changement.

Je n’avais même pas eu mon premier client, c’était inconfortable au possible : comment je me présente, comment j’assume que je ne me présente pas toujours de la même manière et puis si je n’ai pas encore eu de clients, est-ce que je suis vraiment une pro., sans compter que j’avais avancé de l’argent perso pour ma boîte sans savoir si j’allais pouvoir payer la suite !

Aujourd’hui je sais que ça a été l’une de mes meilleures décisions. Tout comme le fait d’avoir rejoint Oxalis, j’ai été en contact avec d’autres entrepreneurs (c’est un état d’esprit, pas du tout évident pour moi qui ne l’avais jamais été).
L’occasion donc :

  • D’affiner la présentation de mon activité : merci les questions et les retours.:)
  • De vraiment devenir pro Et d’apprendre qu’être entrepreneur c’est jouer avec plein de casquettes, pas juste mon cœur de métier, que la liberté totale ça s’apprivoise
  • Et de décrocher mon premier contrat au bout de 2 semaines (et la confiance qui allait avec) ! L’animation d’un séminaire pro, pour une belle association bordelaise, en binôme avec Lise, l’une des coworkeuses.
  • D‘avoir des espaces d’expérimentation auprès de personnes bienveillantes (merci à celles qui ont testé mes premiers ateliers de jeu du Tao)

6ème étape – vers plus d’alignement

LA COLERE

A peu près au moment où je lançais La petite fourmilière, j’ai été élue, avec un petit groupe de personnes, pour contribuer à l’ouverture de l’UdN à sa communauté. 9 mois riches, denses, une expérience de la gouvernance partagée qui m’a énormément enrichie. Et qui m’a aussi ouvert les yeux sur ce qui était important pour moi.
Cette nouvelle période de suractivité m’a ouvert les yeux.(ce projet + le lancement de LPF + la vie familiale = boom ! )

C’est grâce à elle que j’ai réalisé que je suivais un rythme extérieur à moi, sans prendre le mien en considération. J’étais vraiment très dure avec moi, je me jugeais sans cesse, de ne pas en faire assez, de ne pas être assez rapide, de faire des erreurs.

Et puis j’ai vu ces projets autour de moi qui s’écroulaient faute de moyens, ces porteurs de projets qui s’effondraient car ils n’avaient plus d’énergie et plus d’argent. Et ça m’a mise en colère. Vraiment. J’étais en colère contre nous, transitionneurs qui voulions sauver le monde mais qui n’étions même pas capables de prendre soin de nous.

En colère contre le concept de participation consciente, en colère contre le bénévolat généralisé, en colère que les regards se tournent toujours vers les mêmes pour faire sauver une situation.

Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Mais à cette période, cette colère était très présente, et heureusement !

L’INSPIRATION

Cette colère, je la remercie vraiment, car elle m’a permis de voir ce qui était vraiment important pour moi : que nos actions soient DURABLES.

J’ai aussi compris que je n’étais pas toute seule. Et qu’au même titre que j’avais voulu explorer de nouvelles manières de faire ensemble pour les diffuser auprès de beaux projets, j’avais vraiment envie d’explorer notre rapport au temps, à l’énergie, à l’argent, à nos besoins tout court,. Pour moi, pour que mon projet continue, mais aussi pour l’apporter à d’autres et qu’ensemble on essaime nos actions de manière durable.

RETOUR AU VERT ET CHANGEMENTS DE FORMATS

C’est à ce moment là que nous avons décidé de déménager, de partir du centre ville de Bordeaux pour rejoindre la frontière des Landes, à une bonne heure de route.

L’objectif : vivre à un rythme plus doux en ayant une logistique plus légère retourner au vert, davantage en contact avec la nature rejoindre l’école de la transition La Chrysalide pour nos enfants (et pour nous, grâce à cette magnifique communauté!).

Nous avons troqué notre biporteur contre 2 voitures en attendant de rendre notre petite ville adaptée aux trajets en vélo. ^^

J’ai rapidement réalisé que je n’avais pas envie de faire les trajets vers Bordeaux chaque jour. Ca n’avait aucun sens pour moi de refaire ce mouvement de pendule si polluant, chronophage et énergivore !

J’y ai vu une invitation à revoir ma manière de travailler.

La RELATION A L’ARGENT

C’est aussi à ce moment là que j’ai vécu une phase d’angoisse qui a été décisive pour moi. Lorsque je regardais autour de moi, tous mes amis entrepreneurs du changement, entrepreneurs de la transition écologique et sociale entraient dans l’une de ces 2 catégories :

  • je gagne correctement ma vie, MAIS je travaille comme un dingue
  • j’ai un rythme tranquille, du temps pour ma famille, pour me former, pour créer, MAIS je suis stressé côté argent.

J’étais persuadée, au fond de moi que je pouvais :

  • avoir un impact positif
  • faire quelque chose qui me passionne et m’épanouit profondément
  • respecter mon propre rythme
  • me sentir en sécurité financièrement.

Mais je ne savais pas du tout comment faire. Je n’avais aucun modèle pour m’inspirer et m’apporter la confiance que c’était possible !

C’est à ce moment là que j’ai décidé de me faire accompagner pour trouver mon modèle économique durable. (Nouveau coup de poker car c’était un sacré investissement en argent, mais aussi en temps et qui demandait de faire des changements profonds dans ma vie). Une étape qui a été décisive pour moi.

Ça m’a permis de me rapprocher de cet idéal que je vise, cette manière d’entreprendre sainement. Et aussi de transmettre cette expérience pour permettre à d’autres porteurs de projet d’avancer durablement sur leur chemin.

Dis moi, qu’est-ce que mon partage d’expérience t’inspire ?
Et toi, quelles sont les grandes étapes décisives de ta vie ?

 

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