4 pistes à explorer pour arrêter d’être débordé en permanence – 1/4 (série vidéos)

Si tu te sens débordé.e en permanence (ou très régulièrement, ça marche aussi !), voilà la première vidéo-article d’une série consacrée aux pistes qui peuvent t’aider à gagner en sérénité.

C’est une thématique qui m’est chère parce que moi-même j’étais débordée en permanence il y a quelques années et que j’ai trouvé des pistes pour en sortir et c’est possible ! C’est donc important pour moi de pouvoir le partager.

Je te propose d’explorer avec moi cette question “je me sens débordé.e en permanence, comment en sortir ?”. Je vais te partager 4 manières de l’éclairer à partir de ce qui m’a particulièrement aidée.

Commençons donc notre exploration avec une petite phrase, en apparence anodine (en apparence !) que je me suis beaucoup beaucoup dite :

“Je vais le faire moi-même, ça va aller plus vite !”

Dans mon cas, cette petite phrase trouvait sa place dans pas mal de situations de ma vie. En voici quelques exemples concrets :

Dans un projet coopératif

Il y a quelques années, je participais à un groupement d’achats, que je coordonnais. Ce qui était important pour moi, c’était à la fois :

  • que ce projet avance, concrètement

ET

  • que ce projet soit coopératif, que chacun puisse y participer.

Les 2 étaient présents, comme dans une balance. (je reviendrai tout à l’heure sur cette notion de balance)

Et, à un moment donné, je me suis retrouvée à focaliser davantage sur “je veux que le projet avance” que sur “je veux qu’il soit coopératif” (je le vois aujourd’hui, je ne le voyais pas, à l’époque, j’avais trop le nez dans le guidon)

Je me suis finalement retrouvée à faire tout un tas de choses que j’aurai eu envie de partager. Mais “pour que ça aille plus vite”, je les faisais moi-même.

Dans mon activité, La petite fourmilière

débordé

Je me suis retrouvée à faire des tâches techniques, peu enthousiasmantes pour moi. Comme par exemple faire la mise en page des articles hebdomadaires sur le blog et leur diffusion via la newsletter et les réseaux sociaux. (on me pose souvent la question : oui, c’est bien moi qui rédige les articles, par contre !)

A la maison

Idem, à la maison, avec la répartition des tâches ménagères avec mon compagnon. Ou même avec les enfants, qui grandissent, s’autonomisent et peuvent avoir de petites phases de régressions. L’exemple qui me vient est celui où mon fils, qui a 3 ans ½ au moment où j’écris, me demande régulièrement de lui mettre ses chaussures au moment de partir. Alors qu’il sait le faire. Et parfois, j’ai la tentation de le faire “pour que ça aille plus vite”

Donc voilà quelques exemples concrets dans ma vie.

Bon et maintenant qu’est-ce qu’on fait de ça ? 😉

Les 3 pistes que je te propose d’explorer

débordé

Petite précision : bien sûr qu’il m’arrive encore de me sentir débordée, je ne suis pas parfaite ! Mais c’est beaucoup moins fréquent, plus éphémère. Je ne reste pas durablement dans cet état, comme auparavant.
Ce n’est pas une situation dans laquelle je suis (et tu es) condamner à rester !

Voilà 3 clefs qui m’ont bien aidée et que je te partage avec grand plaisir. 😉

1- Met de la clarté sur ce qui est important pour toi pour faire des choix en conscience assumés

Plutôt que des choix inconscients… et non assumés. 😉

Pour ça, clarifie ce qui est dans ta balance.

Si je reprends l’exemple de mon fils qui ne veut pas mettre ses chaussures et qui me demande de le faire, j’ai :

  • d’un côté son autonomie, et le fait que je considère que c’est mon rôle de l’accompagner vers cette autonomie, de lui donner confiance.
  • et de l’autre, l’efficacité, pour être à l’heure à l’école. 😉

Si je reprends l’exemple de La petite fourmilière que j’ai pris plus haut, j’ai dans ma balance :

  • ma liberté, utiliser mon temps pour autre chose que la mise en page et la diffusion des articles
  • l’envie que ce soit bien fait.

Et si je reprends celui du groupement d’achats… il va y avoir :

  • j’ai envie que ce soit coopératif, que les gens participent, soient acteurs du projet plutôt que de simples consommateurs.
  • j’ai envie que ça fonctionne : que les distributions se passent bien et de prouver aussi que les projets dits “alternatifs” peuvent être efficaces !

2- Est-ce que tu as une vision à court terme ou à long terme ?

Sans jugement, hein ! 😉 Est-ce que tu vas être amené.e à refaire la même action (plus ou moins exactement) ou est-ce qu’il s’agit de quelque chose de très ponctuel ?

Dans le premier cas, et si cette action te pèse, tu as tout à gagner à prendre le temps de transmettre cette action.

Dans le second cas, effectivement, pas besoin de sortir l’artillerie lourde pour une petite action ponctuelle.

Voilà ce que je me demande, moi. 😉

3- Sincèrement, c’est quoi ton énergie quand tu te dis “je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”.

Là aussi, je t’invite à ne pas te juger, juste observer, factuellement comment tu te sens. Juste mettre de la clarté dessus : “est-ce que ça me fait vibrer ou pas ?”

Bon… en général, quand quelque chose me fait vibrer, je ne me dit pas
“Je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”. 😉

On reviendra sur ce dernier point plus en détail dans une prochaine vidéo.

Je te laisse maintenant découvrir cette fameuse vidéo :

Pour conclure, ce que je veux te partager, c’est que j’ai observer que lorsque j’arrête ou réduit l’usage du “je vais le faire moi-même, ça ira plus vite”, ça permet aux autres de prendre leur place !

Ça marche très bien dans un projet coopératif (bénévole ou pro, peu importe). Ça marche aussi à la maison, en famille, notamment autour des tâches ménagères et avec les enfants.

En tout cas, moi ça a vraiment changé ma vie de prendre un temps de prise de hauteur à chaque fois que j’ai cette petite phrase “je vais le faire moi-même ça va aller plus vite” qui me vient.

Dis-nous, en commentaire, comment ça résonne pour toi :

Est-ce que ça te parle, cette petite phrase ?
Qu’est-ce que tu penses des 3 pistes que je viens de te présenter ?

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  1. Merci Lidy pour ce sujet qui me parle particulièrement, et cette petite phrase si familière… et que l’appel du collaboratif remet enfin en question dans ma vie!
    Les 3 pistes pour changer de posture me plaisent: mettre de la conscience sur ce qui est en balance, prendre du recul pour prioriser le court ou long terme, prendre le temps de sentir où vibre mon énergie. Ce qui me manque ( peut-être du spoiling de prochains articles ou videos 😉 ce serait de la même façon, des exemples de ce que ce changement de posture change concrètement, aller au bout des exemple.
    Pour ce qui est de cette première vidéo en tant que média: j’adore parce que je suis très sensible au visuel, te voir, qui plus est dans ton cadre me ravit grandement. Pour autant, comme je cherche sans cesse à gagner du temps, je constate que je mets moins de temps à lire l article qu à visionner la vidéo. J ai donc un sentiment de «perdre du temps» qui serait moindre si la vidéo complétait le texte sans le reprendre de façon exhaustive. Peut-être aussi, donner le choix en priorisant l un ou l autre dans la présentation ?
    En tous cas, tu es parfaite! Pas senti d hésitation. Je trouve juste ton teint pâle… question d éclairage de la pièce ( c’est vraiment pour pinailler sur la qualité de la vidéo 🙂 son nickel !
    Bises et encore BRAVO !

  2. Très bonne question. En général, je crois que ce sont mes besoins de base qui sont atteints : me reposer, manger, respirer… faire le chat = ne rien faire ! tellement inutile et essentiel à la fois… et en général, ben je continue en mode warrior même pas mal, ça passe quoi !! :/

    • Ah oui, je vois bien ! Faire mille choses passionnantes comme sur un petit nuage ET redescendre parfois pour faire des choses plus « terre à terre » : dormir (assez), (bien) manger, ne rien faire… Un jeu d’équilibre pour prendre soin de soi.

      Moi, ce qui m’aide lorsque je sens que je repars dans mes élans de wonderwoman sur le point de se cramer, c’est de voir ces parts de moi qui aspirent à des choses différentes, celles qui ont besoin d’être sur leur petit nuage (qui voudraient ne plus avoir besoin de dormir, manger…, totalement déconnectées du corporel et du matériel) et celles qui ont besoin de redescendre sur terre pour prendre soin de mon corps. Ca me permet de leur proposer de coopérer pq elles sont dans le même bateau quand même. 😉

      Parce que c’est sûr que c’est essentiel pour trouver son équilibre. Moi c’est ce mode de fonctionnement qui m’a si souvent amenée à la suractivité et à l’épuisement.

  3. Bonjour Lydie,
    Bravo pour cette vidéo, et pour ton site en général :-). Je te suis un peu par hasard depuis que tu m’a ajouté à tes contacts, mais je lis assidument tes newsletters ! J’adore ce format vidéo (qui me permet à la fois d’écouter tes bons conseils et de ne pas les suivre en faisant pleins de choses en même temps), et attend la suite de la série !

  4. Merci, ta video tombe à pic ! Moi ma petite phrase intérieure c’est « j’en ai marre… », c’est un signal d’alerte. Marre parce qu’il y a trop… mais finalement quand je fais les choses, quand je m’y met, j’y prend du plaisir. Je dissocie souvent la projection et la réalisation. quand je fais je kiffe, mais avant je m’en fais une montagne… Ce n’est pas tout à fait pareil, mais ça vient éclairer un de mes fonctionnements que je suis en train de travailler en ce moment.
    A bientôt pour la suite !!

    • Hello Hélène, ah oui ! Le « j’en ai marre ! » super intéressant
      Quand tu te dis « j’en ai marre », à quoi tu aspires à ce moment-là que tu ne vis pas ?