Mon projet est inspirant, comment gérer toutes les sollicitations que je reçois ?

Avoir un projet qui inspire, qui donne envie à d’autres de changer le monde, c’est génial ! Moi, quand je reçois des messages qui vont dans ce sens, ça me donne une énergie de dingue ! Et puis c’est bon signe, non ?

Mais parfois, rançon du succès, on peut se retrouver submergées par les sollicitations (retours d’expérience, informations, stages d’observation,…)  et se retrouver en difficulté, avec à la fois l’envie d’aider, de partager, d’essaimer ET avec la difficulté de trouver le temps juste pour moi pour répondre.
Je te propose plusieurs actions à mettre en place pour que ces sollicitations restent source de joie et sortir de la frustration ou du sentiment d’éparpillement.

La vidéo

Le résumé

Pourquoi je te parle de ça ?

Depuis que j’ai commencé à partager mes pépites sur le blog de La petite fourmilière, je reçois très souvent des sollicitations : pour me demander un avis, pour découvrir les coulisses de La petite fourmilière, pour venir en observation avec moi, pour boire un verre et discuter de nos projets…
Au début j’étais sur un petit nuage. Et puis à un moment j’ai senti une vraie tension en moi.

Un écartèlement entre l’envie de prendre le temps pour répondre aux questions et le besoin de préserver mon temps pour mon projet, pour ma famille, pour moi…

Comme j’avais vraiment envie de bien vivre ces demandes, j’ai fait évoluer mon organisation et ma communication. Résultat : maintenant, je kiffe de nouveau recevoir des sollicitations (message subliminal : vas-y, écris-moi, ça me donne de l’énergie !)

Et puis en discutant avec des copines ou des clientes j’ai découvert que c’était une question très partagée. Tiers-lieux, école alternative, café associatif, activité entrepreneuriale… quand le projet dépote… il attire… et c’est tant mieux ! Reste à évoluer pour s’adapter sainement à ce nouveau contexte. 😉

Je me rend compte que j’en parle souvent, alors j’ai décidé de faire cette vidéo pour partager largement les solutions qui s’offrent à toi.

sollicitations que tu reçois

1- Clarifie les grandes catégories de sollicitations

Note toi les sollicitations qui reviennent le plus.
Regarde les demandes les plus fréquentes, pas la peine de réfléchir aux questions qu’on pourrait peut-être te poser, mais qu’en fait on ne te pose pas… tu vois ce que je veux dire ? ^^ On reste sur le vivant !

Fais des grandes catégories de contexte à partir de ces questions. Idéalement en fonction de l’intention de la personne qui te contacte. Est-ce quelqu’un qui veut :

  • créer un projet similaire
  • une intervenante inspirante pour son évènement/magazine, …
  • créer un partenariat/un projet commun
  • … (crée tes propres catégories)

2- Réponds aux questions faciles sur tes supports de communication

Ce sont les questions pour lesquelles tu n’as pas besoin d’échanger avec la personne pour lui répondre.
La réponse à une grande partie de ces questions, tu peux la mettre sur ton site, ton blog, ta page Facebook, ton panneau d’affichage … (en fonction des outils de comm que tu utilises).
Que la réponse soit :

  • “nos frais d’inscription sont de XX€”

ou qu’elle soit

  • “nous sommes avant tout un projet de transition, c’est pourquoi nous abordons la question des frais d’inscription avec les personnes vraiment motivées pour rejoindre le collectif, lors des portes ouvertes”

Sur un site internet, ces réponses peuvent être :

  • disséminées sur le site ou dans la présentation

ou mieux :

  • dans la page contact, avec une entrée par type de sollicitation (si vous me contacter pour…, cliquez ici pour…)
  • intégrées dans une foire aux questions (FAQ) pour plus de clarté.

3- Définis des moments collectifs pour répondre aux questions

On n’a rien inventé… pense aux journées portes ouvertes. 😉
Tes rencontres peuvent être en présentiel (dans ton lieu, dans un bar…) ou en ligne (webinaire…).
A toi de voir le rythme qui est juste pour toi.

4- Propose des formations, des kits

Une bonne manière de consacrer du temps aux retours d’expériences sans mettre en difficulté son projet, voire même en le nourrissant est de proposer des échanges : “je soutiens ton projet en prenant le temps de vraiment te partager mon expérience, avec des outils qui t’aident pour que tu déploie ton projet plus vite et avec plus de confiance, et tu soutiens financièrement mon projet en retour, pour qu’il continue à s’étoffer”.

C’est ce que nous avons mis en place dans l’école associative de nos enfants, La chrysalide, avec de vraies formations créer son école. C’est très nourrissant pour les personnes qui viennent en formation. Ca a été un tel succès que nous les avons étoffées d’une formation en ligne et de formations Les clefs de la coopération, que j’anime.
Une bonne manière d’équilibrer la relation et l’échange

5- Connais toi bien et sois claire sur ton cadre

Dernier conseil : clarifie (pour toi et pour les personnes qui te contactent) les questions auxquelles tu accepte de répondre, celles auxquelles tu ne réponds pas.

Et la manière dont tu souhaites être jointe (mail, formulaire, téléphone, message Facebook…)
Moi par exemple, ce n’est pas mon truc le téléphone ( être appelée hors rdv, écouter les messages sur le répondeur…), du coup j’ai retiré mon numéro de téléphone du site de La petite fourmilière, mis en place une page contact qui guide les personnes qui veulent des infos. Un questionnaire pour vérifier si je peux effectivement aider les personnes qui veulent travailler avec moi.

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises manières de faire, juste celles qui te conviennent à toi. 😉

Pour conclure, je crois vraiment que recevoir de nombreuses sollicitations est un bon signe. Celui que le projet est inspirant, vibrant, qu’il répond à un besoin. Et ça, c’est vraiment chouette, non ?

Voilà ce que j’avais à te partager !

Pourquoi et comment reconnaître nos besoins ? + ta liste des besoins illustrée (CNV) offerte

Si tu es en quête de plus d’authenticité dans tes relations avec les autres et avec toi-même, alors la Communication Non-Violente (CNV) est une approche qui peut t’intéresser (si ce n’est pas déjà le cas ^^).

Je te propose dans cet article un rapide focus sur l’un des éléments abordés en CNV : nos besoins. Je te partage également la liste des besoins illustrés de La petite fourmilière pour t’accompagner dans ton exploration.

Pourquoi je te parle de CNV ?

Si je parle autant de Communication Non-Violente, c’est parce que cette approche a été décisive dans ma vie. Je l’ai découverte à un moment où je ne me sentais pas bien dans mon job salariée, que j’enchaînais les périodes de grosse suractivité et que j’avais de plus en plus de maux physiques qui se révélaient (dos bloqué, mâchoires très douloureuses, nœud dans le ventre, …)

J’ai découvert la CNV un peu par hasard (mais qu’est-ce que le hasard ^^) et ça m’a permis de réaliser que je n’étais pas du tout alignée, pas du tout connectée à ma boussole intérieure.

Je refoulais mes émotions pour ne pas blesser les autres, pour être conforme à ce qui était attendu de moi.
Je jugeais ces émotions et je ne savais pas quoi en faire.

Cette découverte (et la redécouverte du yoga, à peu près en même temps) a déclenché une mise en mouvement de réalignement. J’ai quitté mon job, créé La petite fourmilière, me suis autorisée à explorer ce qui me fait vraiment vibrer et à partager mes découvertes… avec beaucoup plus d’authenticité.

Ce n’est pas une baguette magique, mais un outil, un guide pour aller vers un art de vivre… plus conscient, plus vibrant, plus vivant

Ce sont les personnes que j’ai accompagnées et formées aux postures et outils coopératifs qui m’ont aidée à voir la place que prenait la CNV dans mes transmissions. Une place de plus en plus grande à mesure que j’avançais sur mon propre chemin.

Avant même de permettre une communication plus authentique avec les autres, la Communication Non-Violente est pour moi avant tout une approche qui nous invite à mieux nous connaître, à avoir une relation plus authentique avec nous-même.

Nos besoins, qu’est-ce que c’est ?

Déjà, première choses à dire : nous avons toutes et tous les mêmes besoins. Même la personne que tu détestes le plus au monde a les mêmes besoins que toi ! .) Exactement.

Ces besoins, ils peuvent être plus ou moins bien nourris, plus ou moins carencés.

Lorsqu’ils sont nourris, nous en sommes avertis par des émotions agréables (la joie, la sérénité… à des degrés plus ou moins forts selon le niveau de remplissage de nos besoins, du contentement à l’exhalation par exemple.)

Et lorsqu’ils ne sont pas comblés, tu ressens une  émotion désagréable (la peur, la colère… A des degrés divers aussi).

Je ne creuse pas davantage la question des émotions, que j’aborderai très certainement dans un autre article.

D’une personne a l’autre, ce ne sont pas les mêmes situations qui vont nourrir ou « vider » l’un de nos besoins. Nous avons notre « seuil de tolérance », qui évolue d’ailleurs en fonction du contexte (si je suis fatiguée par exemple, je ne vais pas avoir le même ^^).

C’est ce qui fait que le même comportement de mes enfants va, à certains moments me ravir parce qu’il nourri mon besoin de légèreté et de jeux, et à d’autres m’agacer parce que mon besoin de repos n’est pas comblé.

De la même manière, un même comportement de nos enfants peut m’apporter de la joie, à moi, et, en même temps, agacer mon compagnon. 😉

C’est ce qui fait que nos besoins nous sont propres et que nous sommes seuls responsables de nourrir nos besoins. Les « autres », autour de nous, ne sont que des activateurs. Je ne creuse pas davantage ici parce que j’aimerai prendre le temps de développer cette question dans un article dédié… 😉

Pour moi, la première étape pour prendre soin de nos besoins… c’est déjà de pouvoir les reconnaître. Apprendre à les regarder sans jugement (mes besoins, comme ceux des autres), c’est le début du chemin. Savoir qu’ils sont là, apprendre à sentir quels sont les besoins auxquels il serait bon que j’accorde mon attention,  en fonction de mes émotions…

Voilà pour une rapide présentation de ce que sont nos besoins.

La liste de nos besoins illustrée

>> Clique ici pour la télécharger <<

Des ressources complémentaires

J’ai déjà abordé la Communication Non-Violente sur ce blog, dans ces articles :

Et notamment 13 ressources pour communiquer de manière plus authentique avec les autres… et avec soi

Comme je le partage dans ce dernier, n’hésite pas à visiter le site du centre français de la CNV si tu veux aller plus loin. 😉

Voilà pour cet article sur nos besoins !
J’espère qu’il te sera utile, ainsi que la liste des besoins illustrée !